Retour en Chine : les 5 pièges à éviter

1. Te rendre compte dès le quai de gare chez les chtis que tu as oublié ta carte d’appareil photo dans le portable de Man. Parce qu’il fallait quand même envoyer le tableau de groupe aux copains et montrer cette piscine trop belle à Matante. Comment tu fais après pour bloguer ton été? T’attends que Man se dépatouille avec tes indications (comment ça le papillon rose du Ladurée Bar, tu ne vois pas de quoi je parle ?) et que la poste te ramène ton bien, en remerciant le ciel d’avoir un peu de piston niveau acheminement.
2. Te targuer d’avoir réussi à déjouer tous les pièges du départ, à commencer par la mise à mal du kilo-par-semaine en un modeste kilo-par-mois, et t’autoriser à finir en une fois les paquets de Gauffres Rita ramenés à la sueur du front de ton mari sous prétexte que ça risque de ne pas bien se conserver. Ca ne t’amène à rien, et en plus après tu as mal au coeur.
3. Ne pas ranger tous tes bagages dès le premier jour. Après ça traîne, et plus ça traine moins tu ranges. Surtout les paperasses et les sakados de voyage avec leurs cuillères plus ou moins yaourteuses au fond des poches (rien de tel qu’un pack de Danettes pour le voyage, quitte à le finir aux portiques sécurités du terminal E)
4 et 5, piège compte double : gérer au mieux le décalage horaire. Aucun souci dans le sens Chine-France, t’es trop content d’arriver et tu enquilles ta journée 4h du mat-23h sans problème, après t’es crevée et tu dors. C’est au retour que ça se complique, avec un réveil systématique de toute la famille de 2 à 4h du mat, à la minute près. 2h03 cette année, pour être précise. Là tu te lèves, tu avales une compote pommes-coings, le reste de ton petit déj de l’avion (t’as envie de manger de la compote pomme-coings à l’atterrissage toi ?), t’en profite pour refiler le fromage frais des laitiers du Cotentin aux zenfants parfaits (ya que ça dans le frigo et c’est plein de protéines), et tu ne te rendors pas. Enfin si, et plutôt profondément, une fois la petite troupe partie à l’école ou au boulot dès 7h40 le lendemain matin. Alors la nuit suivante tu recommences, et le matin d’après aussi. Tu te le mets quand le coup de pied aux fesses pour descendre nager au lieu de dormir jusque midi ?
Bahhh…, demain ?

NB : Bien sûr que la photo n’est pas prise de ma fenêtre cantonaise, elle vient de France, comme les gauffres Rita.

Home sweet home

Un retour de plus : c’est parti pour la neuvième année de Chine, le rouge au joues et le sourire aux lèvres.
« Et tu ne t’en lasses pas? » me demandait-on ce midi. Bin non, comment se lasser de quelque chose qui évolue en permanence ? Je n’ai pas le temps d’en faire le tour qu’il y a déjà du nouveau à découvrir !
C’est d’ailleurs devenu un jeu à chaque retour de vacances, que l’on soit parti une semaine ou six: qu’est ce qui a changé en notre absence ? En cette période pré-jeux asiatiques on est servis, avec un magistral son et lumières devant nos fenêtres par exemple. La tribune des cérémonies d’ouverture et de clotûre est en service et les répéts s’enchainent de 6 à 8h et de 18 à 20, au rythme non stop d’un « hi-er-san-si-wu »* scandé dans le micro jusque dans notre salon ;  je crois que je vais me mettre à répéter la choré. Le tout sous l’éclairage bienveillant de la tour IFC qui fait sa belle en technicolor. Ou alors Canton fête mon retour en rose ?
Le grand changement c’est aussi la nouvelle Ecole Française, magnifique, claire, spacieuse et à même de tenir les zenfants parfaits éveillés toute la journée malgré leur nuit blanche, la faute au décalage horaire. On attend l’ouverture du café de l’opéra et la nouvelle programmation, et puis on ira sûrement faire un tour à Pékin et revoir Shanghai cette année.
Alors franchement, comment se lasser ?

*Un-deux-trois-quatre-cinq

Complètement Maroilles

Nature, en flamiche ou en crème sur des patatalo*, on use et on abuse du Maroilles.

Flamiche au Maroilles, la recette de Man :
Pâte : 250g farine, une petite tasse de crème, une petite tasse de lait tiède, levure de boulanger (fraîche si possible, ou en sachet), 1 pincée de sel
Mélanger la levure dans le lait tiède et patienter quelques minutes. Faire une fontaine dans la farine, ajouter le lait et la crème, pétrir rapidement. Laisser lever 30 mn à une heure.
Garniture : 200g de Maroilles, 1 oeuf, 1 cuillère à soupe de Maïzena, 5 cl de crème, 10 cl de bière ambrée, un peu de gruyère
Cuisson : 25 mn à 180 degrés

Et vous, le Maroilles vous aimez ?

* patates à l’eau ; surtout ne jamais enlever la peau pour la cuisson

Trois jours à Paris – Best of


- Se faire maquiller comme des princesses, et apprendre à le refaire.
Studio Bobbi Brown, 1bis rue des Francs-bourgeois


- Renouer avec ses classiques, en se racontant l’année


- Visiter l’expo YSL au Petit Palais, et se pâmer devant les 300 robes


- Rajeunir de 12 ans, ou de 25,  avec sa bande au Club des Cinq


- Se raconter des secrets au nouveau Ladurée Bar

Merci les copines !

NB : Comme d’hab, ce sont mes photos. Donc oui, le Ladurée Bar était vide vendredi soir à 19h.

Chale chinoise ale est arvénue !!!

Avec le retour au pays ont repris …
- les après-midi au vert et les matins à zoiseaux qui chantent quand on ouvre la fenêtre
- la chasse aux escargots avec Papi et les courses avec Mamie
- les zapéros en plein air : Trois Monts, pâté et champ sans étiquette, surplus de production trop bon !
-  les conversations de voisinage, introduites par le classique « On se promène ? »- « Non, on est partis à moules » , par « Y fait bon hein? » – « Pétêt qu’y va géler in nuit ? » ou alors « Bin t’es t’arvénue ? » – « Bin ko qu’tin pinche ? »
- les trocs de légumes d’un jardin à l’autre, avec lancer de navets au-dessus de la rivière, future discipline olympique, contre pluie de salades-à-repiquer. Planquez vous, un deal de courgettes est prévu pour demain.
- le petit tour au cimetière après le dîner, pour arroser les fleurs (artificielles pour Minikate, ses préférées) et commenter les prénoms sur les tombes. Osithe c’est trop beau non ?  Sauf que c’est un prénom de fille, pour moi ça faisait mec (Osithe avait un mari, même qu’il s’appelait Oscar)
- la visite à la coiffeuse du coin : « Et en Chine y zont des coiffeurs ? », rapport à l’état de ma coupe. « Y n’ont, mais y zont surtout les kavus raides, y n’satent pont couper les kavus frisés » !
- la lecture à l’ombre d’un arbre, la meilleure…
- les balades à cheval !!!

La campagne, ça nous gagne… Et vous ?

Photo : trop belles les cerises de Papy…

5 paires, c’est un minimum.

Départ demain soir : c’est la fête de la valise, la salsa du sac à doc et le twist du bagage à mains dans le salon depuis ce matin, tout prêts pour le vol. Avec un nombre de bagages limité puisque nécessairement gérable par trois personnes, dont un grand en âge de tirer une valisette-à-roulettes et une princesse prête à se décharger de son sakado 10 litres à la première occase parce que tu comprends, je suis fatiguée. 12 heures de vol en même temps ça épuise. Courage faudrait pas qu’on loupe la correspondance TGV dans 2h30 et après il ne restera plus qu’une heure et demi de voiture, on est presque arrivés.
Bref, une grande valise, une petite et un sac à dos pour trois ça nous fait : quand tu déduis les paquets cadeaux pour la famille et les « vieux habits » pour aller dans le bois de papy il ne reste pas tant de place que ça. Donc tu sélectionnes, tu tries, tu fais des choix et ma chérie  je vais devoir te laisser là (je cause à ma robe, pas à ma fille). Seules quelques pièces de mon dressing s’en sortent : les dernières robes, le plus vieux jean, les tee-shirts de saison et un peu moins de mini et micro que l’an dernier, parce qu’apparemment dans la rue ça ne se fait plus. Le point critique, tel qu’il est apparu hier soir vers 21h30 en discutant avec Saint-Jack, c’est les chaussures…
« - Tu t’en sors avec les valises ?
- Nickel. J’ai vraiment sélectionné cette année, je n’emmène quasi rien
- OK…. Combien de paires de chaussures ? (la question qui tue, c’est la même à chaque vacances)
- Seulement 5, je suis trop fière !!!
Et vraiment je l’étais… sauf que Saint-Jack, quand j’ai dit 5 paires, il a cru que c’était une blague.
Mais non ! On va dans le Nord ET dans le Sud, il faut du chic, du cool, du entre les deux (ouvert et fermé), du talon, du plat, et de la Birck pour quand il fait vraiment trop chaud et qu’on ne peut mettre que ça (plus des tongs en plastoc pour la piscine mais c’est tout léger ça ne compte pas). Heureusement que je ne fais pas de sport, même pas besoin de prendre de vraies baskets !
(…)

Je termine ce billet en fin de journée : j’ai du reposer un sac à mains, une robe de plage et un pull de mon fils parce que c’est la canicule cet été, mais toutes mes shoes sont dans la valise !
Rassurez moi, vous emmenez combien de paires de chaussures en vacances ?

PS : Je ne vous parle même pas des tentatives pour faire rentrer mes chapeaux dans les bagages… Il en reste chez Monop ?

Vacances en France : les 5 pièges à éviter

Parce que c’est ma foi le huitième été qu’on « rentrenfrance », et qu’on est régulièrement tombés dans le panneau…
1. Te méfier du kilo-par-semaine. Résultat observé chaque année sans exception : tu prends autant de kilos que de semaines passées en Europe, à coup d’apéros avec les potes, de gaufres Rita avec papa, de macarons avec Mutty et de fougasse à midi parce que quand même on est dans le Sud là. Tu pars à -2, rapport à tous les magazines « -3 kg avant le maillot » que tu as récupéré dès le mois de mai, et tu reviens à +4, parce que -2 +6 semaines ça fait +4. Sauf que cette année je pars à 0, rapport à la pisicne qu’était trop froide avant la semaine dernière, et je reste 7 semaines, je te laisse faire le calcul. Je sais, y’a même pas assez d’une main pour compter sur tes doigts.
2.  Attendre quelques jours avant d’aller faire amie-amie avec la deuxième démarque, surtout à l’espace chaussures où ici, si tu chausses plus que du 38, tu t’adresses au rayon homme. Alors of course quand tu croises des Repetto à -10% t’en prends trois paires ; est-ce bien raisonnable ?
3. Ne pas proposer d’aller faire les courses la première semaine, sous peine d’imposer à la famille andouillettes le lundi, boudin le mardi, raclette le mercredi, confit de canard le jeudi et ravioles pour finir la semaine, vu que ça fait un an que t’en as pas mangé.
4. Ne pas oublier un petit paletot dans la valise sous prétexte que tu vis en tongs depuis deux mois ; en bordure de Manche les soirées sont fraîches. Ma veste treillis Comptoir d’il y a dix ans fera encore l’affaire, vu qu’elle se pavane dans le Elle du mois dernier (comme quoi y’a des marques qui renouvellent vachement leurs collections…). Les pulls c’est bon, tu gèles tellement dans l’avion que c’est la première chose que tu mets dans ton bagage à mains.
5. Penser à emporter ta carte consulaire, pour faire valider tes détaxes à Roissy au retour (avec la détaxe la Repetto sort à au moins -10% supplémentaire ; cherche pas la différence avec le montant de TVA en vigueur, c’est les « frais de gestion » des organismes accrédités ; voilà un métier d’avenir…). Pense aussi à emmener ton permis de conduire plein de poussière pour pouvoir aller toute seule à Mayol. Et ton ordi pour pouvoir blogguer quand tu veux (le boudoir reste ouvert), trier les photos de l’année et Skyper Namour quand il rentre de voir les matchs de la coupe du monde au pub.

Amies Desperate Expates, vous avez quelque chose à ajouter ?

Quel est le rapport avec la photo ? C’est que le linge qui sèche dehors, pour moi ça veut dire vacances. Un apéro offert à celles qui reconnaîtront le tee-shirt sur la gauche et verseront une ptite larme au bon vieux temps…

L’école est finie !

Depuis une semaine déjà, ce qui explique l’activité réduite du boudoir ces derniers jours. Notre blog rose a été terrassé par la piscine, la patinoire, l’impression de coloriages en tous genres, le rangement des chambres et encore la piscine, parce qu’ici aussi c’est la canicule !
On se retrouve après les soldes du WE pour une dernière semaine chinoise, avec plein de bonnes adresses et de bons plans, nos lectures de l’été et bien sûr de jolies photos (qui trouveront leur place dans un livre photo, pratique pour classer toutes ses photos de vacances).

Bonnes vacances à tous nos petits écoliers !

Photo prise dans le parc de Shamian (Canton)

La ville sensuelle

Ou pourquoi j’aime le Pavillon France.
Tout simplement parce que ses visiteurs chinois l’adorent : je n’ai croisé que des gens souriants et ravis, heureux de traverser le mur végétal et de se faire surprendre par des bulles de savon au jasmin, de se faire photographier devant l’image d’une Tour Eiffel qu’ils ne verront pour la plupart jamais, de découvrir des oeuvres du musée d’Orsay arrivées jusqu’à eux, ou encore de jeter un oeil curieux dans les cuisine d’un chef triplement étoilé. Des visiteurs qui prenaient leur temps, profitaient de chaque animation, souriaient et souriaient encore. Alors oui, on découvre une France « romantique », avec ses sacs Vuitton, son bonhomme Michelin et ses hotesses à bérêts et marinière, mais c’est d’abord une France qui marque les esprits et donne du plaisir (et pour ce qui est des marques, il faut bien des sponsors pour régler la facture…)
D’aucuns ont déploré une vision « passéiste » du pays, mais qu’aurait-il fallu privilégier ? Une photo de l’équipe de foot ?
Continuons à faire rêver et à titiller les sens, c’est ce que nos visiteurs attendent et on le fait tellement bien…

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont visité le pavillon France, qu’en avez-vous pensé ?

Shanghai à paillettes

Soyons clairs, si j’aime autant Shanghai, c’est aussi pour toutes ses étoiles. Celles du Bund remis à neuf, de Pudong et de sa Pearl Tower (de jour elle est rose !), de ses restaus à se rouler par terre, de ses 4 et 5 étoiles parmi les plus accueillants des hôtels d´Asie et de ses bars à la vue extraordinaire, comme le Vue Bar (photo), qui permet d’admirer à la fois Pudong et le Bund, ou le Glamour Bar qui porte trop bien son nom.
Bien sûr, on pourra toujours dire qu’ils sont snobs, hors de prix, bourrés d’expats et pleins de filles un peu trop belles pour être vraies. Mais quand même. Pour qui aime la ville, les tours, les cargos, les grues, les sirènes et les porte-containers, cette vue là c’est la plus belle du monde. Ajoutez y une petite robe noire, quelques bulles et des bonnes copines, vous voilà dans « Friends and the city ». Approchez vous un peu du bord de la terrasse et c’est direct « I am the queen of the world », surtout que sur la banquette d’à côté on dirait bien Léonardo.
C’est tellement beau que je regrette toujours la qi pao (robe chinoise) Shanghai Tang été 2007 avec le dessin des buildings de Pudong sur l’avant, Pearl Tower en tête ; tout ça parce qu’elle était bien trop courte pour être décente au mariage de Chti-frère. T’as qu’à prendre le dos nu rouge avec le pantalon blanc et ça fera l’affaire. Sauf qu’y'avait pas Pudong sur le dos-nu. J’ai essayé de refaire le dessin sur un tee-shirt blanc, ça n’a pas donné pareil.
Certes Hong Kong se défend très bien aussi sur le sujet, avec ses buildings illuminés et des restaus comme l’Aqua par exemple. Mais reconnaissons qu’il y a moins de choix de « vues », surtout à des prix abordables parce que quand même, 200 hkd le cocktail pour pouvoir profiter de sanitaires à flanc de building chez Felix, c’est un peu fort.
Trop chouette en tous cas d’habiter à deux heures de chacune des deux Belles !

Ami(e)s de Shanghai, quelles sont vos adresses préférées pour sortir ?