La semaine française à Shenzhen : du 29 novembre au 5 décembre

Mise en place par une équipe de trois françaises (LAC) , la Semaine Française sera lancée demain à Shenzhen par un récital de piano de Renaat Beheydt , pianiste et sinologue, qui proposera un répertoire français et chinois. Un événement sera ensuite proposé chaque jour : cinéma mercredi, avec « Kirikou et les bêtes sauvages » en journée puis « Au fond des bois » de Benoit Jacquot en soirée, suivi d’un débat avec Jean-François Hans, directeur de l’Alliance Française de Canton. L’aquarelle sera à l’honneur jeudi avec le vernissage de l’exposition « Soone, from Street Art to Design » proposée du 2 au 5 décembre et le volet gastronomique sera assuré vendredi par Michèle au restaurant Atmosphère ; vu la convivialité du lieu et la qualité des plats que j’ai eu l’occasion de goûter ce mois ci c’est prometteur. Foot au programme le lendemain, avant de finir lundi sur une rencontre « Livre et chocolat », qui vont tellement bien ensemble…
Bonne semaine française !

Informations et inscriptions : http://www.frenchweeksz.org/fr

Une Fille en Chine fête ses 5 ans !

Cinq ans déjà qu’Une Fille en Chine, La bulle rose au pays du rouge, a vu le jour !
Joyeux anniversaire cher boudoir, et un grand merci à toutes celles et ceux qui se promènent ici de temps en temps, passent discrètement ou nous font l’amitié de partager quelques commentaires ; un blog n’a que peu de raison d’être sans ses lecteurs et vous êtes le plus beau des cadeaux d’anniversaire !
J’espère qu’Une Fille en Chine, blog de Fille et de Chine, continuera longtemps à vous plaire et vous distraire, mais aussi vous interpeller, vous informer et vous donner envie de découvrir la Chine.

Que de changements en cinq ans… Une ville qui s’est transformée et a su se faire aimer, le retour sur les bancs de l’université, une pause radiant-housewife, un beau bébé et maintenant le retour à un « vrai » boulot avec la mise en place de la collection de linge de maison et cadeaux « Une Fille en Chine ». Les premières ventes privées en Chine ont été un succès, et le catalogue sera bientôt disponible en format électronique avant la mise en place de la boutique en ligne sur le site.

Merci à tous pour votre fidélité et votre soutien, avec un p’tit clin d’oeil aux lectrices qui sont là depuis les débuts du blog, aux Desperates Expates de tous horizons et aux nouvelles venues à Canton qui ont découvert le Boudoir avant la ville ; venez papoter quand vous voulez !

Vente privée Une Fille en Chine, Kiwo Créations, Pierre et Perle, Mei Wenti

Les nouvelles collections Une Fille en Chine, Kiwo Créations et Pierre et Perle seront à découvrir en avant-première à Canton ces jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 otobre : l’occasion de se retrouver autour d’un café, commencer à préparer Noel et se faire plaisir !
Le guide de Cuisine Mei Wenti sera également disponible, version franco-chinoise ou anglo-chinoise.

Nous serons également à Shenzhen le 3 novembre.

Détails et informations : unefilleenchine@hotmail.com

Y’HA(vait)KA y croire

Paraît qu’avec un titre pareil je pourrais bosser à L’Equipe. La faute à l’éloignement géographique et ses élans patriotiques, qui nous donnent envie d’ »en être » à chaque grand événement sportif français. Après avoir à peine suivi la coupe du monde depuis Paris en 98  malgré ma Clio de fonction aux couleurs du sponsor officiel je me suis levée à 2h toutes les nuits de matchs à Pékin en 2006 pour suivre les rencontres en direct depuis l’Allemagne. Le Centre Culturel Français ouvrait ses portes en nocturne avec cafét et accueil pour tous, et plus on était de fous plus on riait. Le dernier jour on a un peu pleuré par contre et trainé les pieds pour rentrer se changer avant d’aller bosser ; Pékin s’éveillait et on n’avait pas sommeil.
Le décalage horaire avec la Nouvelle-Zélande était cette fois idéal : rencontres à 16h, après la sieste, presqu’à l’heure de l’apéro. Et toujours le plaisir d’aller voir les matchs entre compatriotes, tous âges confondus. D’où les premières sorties au pub de Minijack, qui sentait la clope au retour comme s’il sortait de boite de nuit. « Mais t’inquiète pas j’ai bu qu’un coca maman. J’étais avec mes potes c’était cool ». Même Ptitprince s’y est mis aujourd’hui et c’est presque joyeux cette fois ci qu’on a quitté la terrasse du restau français où on a suivi la finale de rugby : nos bleus se sont sacrément bien débrouillés face aux néo-zélandais ! Au son du haka je prendrais mes jambes à mon cou ; ils pourraient me faire peur rien qu’à travers la télé. Alors me faire courser par ces armoires de noir vêtues, au secours !!
Bravo les gars !! Et si vous avez besoin d’un petit communiqué de blog n’hésitez pas à faire signe je me déplacerai. Surtout toi Rougerie ; je serai presque prête à faire une infidélité à Jonny et au RCT pour monter à Clermont.
Bon retour les amis !

6 mois

Une demi-année passée à la vitesse de la lumière : Ptitprince a fêté ses 6 mois fin septembre, et en aura sept la semaine prochaine. A cet âge chaque mois-versaire est célébré, avec point par Gege et Jiejie* sur les progrès réalisés (il se tient presque assis seul et adore quand on le met debout), le nombre de dents poussées (toujours deux), ses jouets préférés, etc etc… L’Open Bar toujours ouvert se spécialise en Bar de Nuit et la patronne est un peu fatiguée, heureusement c’est vite oublié avec les sourires du matin. On est passés aux purées la journée alors il se rattrape comme il peut ! En attendant c’est food fight midi et soir dans la cuisine avec un premier prix assuré au concours de recrachage de courgettes et expulsion d’épinards : Bibi aime le sucré, le sucré et encore le sucré. J’aurais peut-être du y aller mollo sur le lait concentré et le chocolat pendant la grossesse ; maintenant ya plus qu’à gérer à coup de potiron, potimarron, carottes et compotes. Attends un peu de découvrir la patate douce…
Ca te plaira au moins autant que tes nouveaux potes : y’a mondanités tous les matins sur la rive sud de la Rivière des Perles, à coup de vocalises, caresses maladroites (mais non c’était pas une baffe) et courses de poussettes ; ce qu’on se marre ! L’aprèm le salon est transformé en playground géant avec test des nouveaux tapis de jeux « Une Fille en Chine »**, et à partir de 18h c’est souvent hurlements jusque 20h ; quand on ne dort pas de la journée forcément le soir on est un peu crevé. J’ai pourtant arrêté le Coca Light (ce qui n’est pas peu dire sur l’échelle du sacrifice) mais pas moyen de lui faire une sieste de plus de 20 mn. C’est bien tu aimes la vie mon chéri, mais si tu ne dors pas le jour essaye quand même de faire tes nuits…

*Grand-frère et grande-soeur : c’est ainsi que l’on désigne les ainés en Chine lorsque l’on parle au bébé, et non par leur prénom
** Modèle garçon et fille à découvrir très bientôt, avec les tours de lits et protège matelas à langer assortis.

Les meringues d’Anne

Les meringues sont depuis toujours l’un de mes desserts préférés. Celles de la boulangerie de mon ch’tit village d’abord, de ma belle-soeur Elo ensuite, et depuis quelques temps celles de ma voisine Anne, spécialiste ès desserts et gourmandises, qui a accepté de nous livrer sa recette ; merci Anne !

Après avoir en avoir essayé une bonne dizaine, voici enfin LA recette de meringue !

Tout d’abord les ingrédients pour environs 15 grosses meringues ou 25-30 petites:
4 blancs d’oeufs
250g de sucre
1 sachet de sucre vanille
Une pincée de sel

Pendant que vous organisez votre cuisine, sortez les oeufs afin qu’ils ne soient pas trop froid.
(NDLR : notons qu’Anne organise sa cuisine…)
Préchauffer le four a 110°.. pour mon four en tous cas… je pense que 120° doit être tout aussi acceptable ; un seul mot d’ordre : faire un premier test..!

Séparer les jaunes et les blancs ; ajouter la pincée de sel aux blancs et les battre au batteur électrique. Le secret : que les blancs soient bien fermes.Ajouter ensuite environ la moitié du sucre et le sachet de sucre vanille, continuer de battre. Incorporer le reste du sucre et battre encore un peu pour s’assurer que le mélange est bien homogène.
Faire des tas de la taille de votre choix sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé et mettre au four.

Pour les petites meringues il faut compter environ 30-40 min, et pour les gourmands qui ont fait de plus gros tas et bien il faut compter environ 1h.. Vous pouvez ouvrir le four en cours de cuisson pour vérifier ça n’a absolument aucune incidence sur le résultat final!

Essayez de les laisser refroidir avant de les manger…

(hé bin ça c’est pas gagné… Et avec les jaunes, on fait des cannelés ? Recette à suivre)

SO SPA-tisfied

Pas facile tous les jours la vie de blogueuse : j’ai testé pour vous les ami(e)s à l’invitation du Sofitel Guangzhou le fameux SO SPA with l’Occitane, sujet de conversation par excellence du Canton Girly ces dernières semaines.
A juste titre, puisqu’en amatrice de massages, spas et autres pauses bien-être j’en suis sortie conquise.
Par le soin maison tout d’abord, le « So Exhilarating » body massage : une heure de pure détente aux senteurs de lavande (plusieurs senteurs au choix) alliant produits l’Occitane, massage traditionnel et techniques plus originales comme celle du « drapé » par exemple, qui te permet serré(e) dans un drap et cocooné(e) comme jamais de comprendre pourquoi la technique du lange est si réconfortante pour les nouveaux-nés.
Par le côté plaisir et convivial de l’endroit ensuite. Message perso à Saint-Jack : je n’ai pas fait ma Fabienne Lepic devant son breuvage douteux au Spa des X Mondes*, bicause avant le massage c’est cocktail de fruit délicieux ET macaron. Même que si tu veux commander une tarte aux pommes au calva auprès du « pool service » pour finir de te requinquer après c’est possible (entre autres plats et boissons healthy, on est dans un spa quand même). A moins que tu ne préfères une champagne-manucure ou afternoon tea-pédicure entre copines dans une salle privative, suivie d’une pool party puisque la piscine est en libre accès après un soin au spa.
Par la richesse et la diversité de la carte des soins enfin, organisée comme le menu d’un restau avec entrée, plats et desserts (gourmandise, quand tu nous tiens…), ses classiques et sa section World. A noter messieurs une carte de soins spéciale hommes, vous le valez bien. Plus surprenant (une découverte pour moi en tous cas ), trois soins pour enfants, dont le « Mommy & Me » qui m’a fait réfléchir une bonne partie des vacances : puisque Minijack va au pub avec papa (on en reparlera) pourquoi Minikate ne viendrait-elle pas au spa avec maman ? Surtout quand il s’agit d’un soin duo comprenant un gommage pour Mommy et un… enveloppement de chocolat chaud pour Me, suivi d’un bain et d’un massage en duo. Après mûre réflexion il apparaît que 8 ans est encore un peu jeune pour être initiée au Spa 5 étoiles et au badigeonnage de chocolat chaud. L’idée est cependant bien pensée au pays de l’enfant roi, et semblerait après discussion avec pas mal de copains avoir un certain potentiel en formule couple, genre c’est la Saint-Valentin tous les jours.

Un vrai moment de bien-être à tester donc, d’autant plus que, tadadammmm, cadeau : une demi-heure de hammam sera offerte aux lecteurs d’Une Fille en Chine pour tout soin effectué au spa jusqu’au 30 novembre, avec accès à la douche multisensorielle (combinaisons de couleurs, de sons et de tous types de pluies) et à la piscine de flotaison, façon « je sieste en Mer Rouge ». La référence à l’offre Une Fille en Chine est à préciser lors de la réservation auprès d’Alexandra, responsable du spa : alexandra.cazzili-sambrano@sofitel.com, 13822117250, Sofitel Guangzhou.

Enjoy !

NB : Pour les non-cantonais, lecteurs et lectrices d’un peu partout, le programme So Spa est également disponible à Marseille, Londres, Vienne, Amsterdam, Munich, Rabat, Le Caire, Aswan, Maurice, Garuja (Brésil), Cartagena (Colombie) et Pnom Penh. Ouverture prochaine à Siem Reap et Krabi et en 2012 à Bangkok, Macau, Shanghai, Abu Dhabi, Carasco, Los Cardales (Argentine).

* Si vous ne connaissez pas Fabienne Lepic procurez-vous vite la série « Fais pas ci, fais pas ça », c’est hilarant !

Photo : Sofitel Guangzhou

400 RMB de retraite en 2026 ?

… Et une carte vitale en chinois, ça vous intéresse ?
No choice. La nouvelle loi de la Sécurité Sociale vient d’être publiée et obligera tous les étrangers travaillant en Chine à cotiser au régime local à partir du 15 octobre : retraite, chômage, maladie, accident du travail et maternité. On échappe au « fond de logement », plan d’épargne sensé faciliter l’accès à la propriété souvent de rigueur pour les salariés chinois. Dommage, on aurait pu investir sur Binjiangdong pour y couler nos vieux jours, après 15 ans minimum de bons et loyaux services (à l’âge requis : 55 ans pour les femmes et 60 pour les hommes). En restant en Chine avec un « visa retraite » à la suite de notre « visa de travail » peut-être ?

Dans les faits : les cotisations sociales représenteront  de 20 à 35 % du salaire mensuel dans le Guangdong (variable selon les villes), avec un plafond de salaire à 12000 RMB pour Canton ; environ un tiers sera à la charge de l’employé pour environ deux tiers à celle de l’employeur. Surcoût important pour les salariés étrangers et leurs sociétés donc, d’autant plus qu’il va généralement s’agir d’une double cotisation, venant s’ajouter aux assurances retraite et santé déjà souscrites hors de Chine sans bénéfice supplémentaire clairement identifié. Une convention d’assurance sociale entre nos pays, comme cela existe déjà avec l’Allemagne ou la Corée du Sud, permettrait d’éviter de cotiser deux fois. D’ici là question à 10 kuai les amies : la couverture maternité s’appliquera-t-elle pour un enfant (par femme), ou est-ce « open kids » et « open congé mat » pour les étrangères ?

Notons que cette loi s’inscrit dans un contexte d’amélioration de la protection sociale pour les employés chinois, ce qui est une vraiment une bonne nouvelle, puisqu’il n’était parfois simplement pas possible de souscrire une assurance retraite, même privée, notamment si le salarié travaillait en dehors de sa zone de résidence officielle (hukou). Par ailleurs le salarié étranger quittant la Chine devrait avoir le choix entre maintenir son compte individuel de retraite et le liquider en obtenant le remboursement de la part salariale de ses cotisations sociales.

Joyeux 8 ans ma Minikate !

Un anniversaire en août, c’est une vraie chance. Pas d’école, pas de devoirs, que du soleil, des rires et du bonheur !
Mais… pas de copines d’école pour un goûter d’anniv en règle le samedi suivant. On ne peut pas tout avoir certes, mais il est facile de feinter, surtout pour une Minikate folle de fiestas et de meetings entre copines : on amène un gros gâteau à l’école fin juin et on organise The Goûter à la rentrée.
Qui nous occupe presque tout l’été tant mes grands aiment fêter leur anniv : choix du thème, fabrication des invitations (genre 15 vraies cartes au tresor pour les 9 ans de Minijack, j’en ai encore la main qui tremble), choix des anims, de la musique, etc… Leur mariage à côté ça va être de la rigolade.
Quelque chose de nouveau chaque année (dommage pour la chasse aux trésors-une semaine en full time), toujours un peu rose pour les princesses et plutôt sportif pour les préados-biscottos, mais une vraie constante : plus ils grandissent, plus ils sont sages ! Le gâteau des dix ans de Minijack à peine fini ses copines avaient déjà débarrassé la table et limite fait la vaisselle pendant que les gars jouaient à la Wii dans leur fauteuil (ça promet pour l’avenir, pas sûr que la prochaine génération soit très féministe…), et pour Minikate rebelotte : ouverture des cadeaux et jeux dans le plus grand calme, pas un mot plus haut que l’autre. Saint-Jack a même fait un flop avec sa tentative de musique à fond (faut dire qu’on s’était déchainé sur les Black Eyed Peas à l’aquagym), c’était silence, calme et sérénité. On en était presque frustrés dis donc !
En tous cas c’est clair, la fête nous fait au moins autant plaisir qu’à eux, et leur sourire devant les bougies vaut tous les aprem-invitations et les excédents de bagages-fraises Tagada du monde.

Edit : Voici le lien vers les emporte-pièces « tampon » sur cook-shop.fr. Amusez-vous bien !

Open Bar

Enfin, ça dépend pour qui.
Bientôt six mois que Ptitprince est parmi nous et il est en train de passer directement du lait maternel aux purées de légumes, n’ayant cotoyé le bib (fait maison) qu’en de rares occasions où son garde-manger s’octroyait une aprem ou une soirée off. J’aurais pu dire « son fut » pour rester dans le thème, mais ya des limites quand même. Contrairement à Minijack, actionnaire chez Gallia dès ses premiers jours et à Minikate qui a vite eu des bibs du soir enrichis à la Blédine pour essayer de lui faire faire ses nuits (ça marche pas), Ptitprince n’a pas encore goûté au lait en poudre et on y trouve tous les deux notre compte. Même si cela soulève régulièrement nombre de questions délicates :
- Par nature, c’est toujours toi qui t’y colle. Le jour, la nuit, la nuit, le jour et on recommence. D’où une fatigue qui s’installe vite si l’on n’y prend pas garde et un retour de vacances sur les rotules, même si Saint-Jack ou Man prenaient souvent le relais. Faut dire que 2 à 3h d’autonomie du Mini ça te pourrit vite ta sieste ; tu te réveilles en plein milieu d’un cycle et c’est foutu jusqu’au soir. Il aurait parfois bien été bien pratique d’installer bébé avec un bib dans les bras de Belle-Maman, par exemple avec 35 personnes chez toi réunies pour fêter ton petit bout, et l’apéro toujours pas commencé à 20h. Patience les amis, il mange.
- Ca prend un temps fou. Les premiers mois 30mn X 6 à 8 fois par jour, ça te fait 3 à 4 heures à ne rien faire d’autre. Autant d’occases pour rattrapper toutes tes séries télé en retard tu me diras, mais mieux vaut avoir un peu d’aide à côté, notamment en cas d’autres jeunes enfants à la maison. Un peu jaloux par exemple, comme le ptit gars de deux ans en plein apprentissage de la propreté qui te crie systématiquement « Maman, caca ! » alors que le Crampon vient à peine de commencer son repas. Et là tu fais quoi ?
- Un bébé allaité fait rarement ses nuits de manière durable. D’expérience, et de sondage auprès de mon panel de copines. Nada ou presque, pas un n’a dormi correctement avant d’être complètement sevré. Bien sûr il y a toujours le ou la warrior qui enquille 20h-8h dès ses premiers mois, mais il est globalement bien peu représenté. Ptitprince les a faites à trois mois (la fraîcheur du Pas-de-Calais aidant ?) mais il s’est à nouveau réveillé une à deux fois par nuit à quatre mois pile. Retour au premier paragraphe donc, ça crève.
- Tu ne sors plus, ou fort peu, sauf à emmener ton crampon partout, où il n’a pas toujours sa place (non, le pub un soir de match n’est pas approprié). Donc soit tu tires ton lait (un grand moment de glam) pour aller dîner, soit tu restes chez toi. Encore faut il que Crampon accepte le bib et que tu gères ton stock : spa l’après-midi ou restau le soir faut choisir. Ou alors courses à Métro ou réunion de parents d’élèves, tu vois ce que je veux dire ?
- Et quand tu sors, inmanquablement Crampon a vite faim et tu te retrouves à déballer ton business en public. Certes tu peux ruser : les tops d’allaitement sont pratiques pour le début quand tu ne maîtrises pas encore complètement le processus, et les foulards ou étoles sont bien utiles. Sauf que my god, ça tient chaud et Crampon n’en peut plus et puis si tu pratiques la chemise plutôt que le tee-shirt tu risques de te retrouver complètement ap dans le restau le jour où tu as oublié ton écharpe.
- Et la coupette du samedi soir alors ? Forcément, elle se fait rare, tu as des principes. L’alcool, même à bulles, passe dans le lait. Mais n’y reste pas, et s’élimine progressivement en fonction de ton poids. 2h30 environ pour éliminer une coupe de champ ou un verre de vin blanc c’est gérable, suffit de prendre l’apéro juste après que Crampon ait mangé. Je suis devenue incollable sur la bière sans alcool pour remplacer le coca light le week-end : la meilleure en France est la Buckler, qui a l’avantage de se trouver partout, et en Chine la Erdinger allemande, dispo à Hong Kong. Il y a sinon de la Yanjing Alcooholfree à Jusco et Taste.
Tant de questions qui n’ont pourtant pas eu raison de ma détermination, tant je trouve l’allaitement pratique (dispo sous 20 secondes et toujours à bonne température, y compris dans l’avion par exemple) et surtout agréable, pour Ptitprince comme pour moi : notre moment à tous les deux, dans le calme et hors du monde. D’autant plus que je peux depuis cet été lire en même temps car Ptitprince bouge moins, ça c’est une vraie bonne nouvelle.